E-commerce : est-ce une bonne idée d’essayer de vendre à l’export en gardant son site dans sa langue d’origine?


 
Kézako?
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E-commerce : est-ce une bonne idée d'essayer de vendre à l'export en gardant son site dans sa langue d'origine?

E-commerce : est-ce une bonne idée d’essayer de vendre à l’export en gardant son site dans sa langue d’origine?

La réponse est « non ».

Pourtant, quand on possède une boutique électronique qui ne propose qu’une seule langue et que l’on consulte son rapport Google Analytics, on se dit que l’on pourrait vendre facilement partout.

Certains visiteurs se connectent depuis des pays exotiques et lointains, et ils passent du temps sur votre site e-commerce, voire parfois finissent même par acheter un produit.

Transaction Ecommerce Export

Sur ce site e-commerce uniquement proposé aux EtatsUnis, on constate que l’export pèse déjà 10% du CA et 6% des ventes… Sans rien traduire, même pas une seule ligne de texte !

Ainsi, l’entrepreneur qui sait flairer les opportunités peut légitiment s’interroger:

  • Ne pourrait-on pas juste « capturer » un peu plus de cette demande internationale,
  • qui parle notre langue, comprend notre site
  • et qui nous fait assez confiance pour donner leurs numéros de CB?

Là encore, la réponse est « non ». Voici concrètement pourquoi.

Le mirage d’un monde polyglotte

Le langage est ancré dans la culture humaine, et il fait la diversité de chaque peuple: il existe entre 3000 et 7000 langues dans le monde.

Il n’est pas rare que l’homme moderne sache parler plusieurs langues. Beaucoup de francophones par exemple comprennent et parlent l’anglais, qui est d’ailleurs une langue vivante enseignée à l’école. Et effectivement, lorsque l’on regarde les statistiques de « locuteurs » pour chaque langue, on peut légitimement penser que l’on peut toucher avec un seul langage bien plus de gens que la seule population de son pays d’origine.

  • L’anglais compte 1,5 milliards de « locuteurs » (personnes parlant la langue).
  • Le chinois : 1,1 milliards
  • L’espagnol : 567 millions
  • Le français : 274 millions

Il suffit d’ailleurs de se rendre sur Google Trends, de taper n’importe quel mot générique en français, et vous verrez d’un coup d’œil que celui ci n’est pas uniquement cherché « que » en France.

Google trends geo

Le mot clé français « cafetière » est recherché dans 32 pays différents

Le problème: si vous ne parlez pas la langue de vos clients, ils n’achèteront pas chez vous

Si vous pensez que vous arriverez à vendre à l’international « seulement dans votre langue », vous vous trompez lourdement.

En réalité, il y’a une forte corrélation entre le fait que votre contenu soit traduit dans la langue du pays, et la probabilité d’achat sur votre site.

Une étude conduite sur 2430 internautes provenant de 8 pays différents montre clairement que la traduction est un passage obligé pour tout e-marchand qui souhaite étendre ses activités au-delà des frontières:

  • 72.1% des sondés passent la quasi-totalité de leur temps de surf sur des sites dans leurs propres langues.
  • 72.4% des sondés déclarent être plus prédisposés à acheter un produit si les informations de l’article leurs sont exposées dans la langue de leur pays.
  • 56.2% des sondés affirment qu’accéder à une information produit dans leur langue est un critère d’achat plus important que le prix lui-même.

Une bonne traduction crée de la valeur pour l’internaute

Plus de la moitié des internautes sont prêts à payer plus cher pour acheter un produit sur un site qui « parle leur langue ».

Et cela est compréhensible, car le langage est un critère de proximité, qui inspire la confiance et facilite la vie de l’internaute. Une autre étude corrobore d’ailleurs ces conclusions.

  • Si ils ont le choix, 90% des internautes visitent toujours un site édité dans leur langue.
  • 19% des européens ne visitent jamais un site dans une autre langue.
  • 42% de ces mêmes européens n’achètent jamais sur un site e-commerce qui n’est pas traduit dans leur langue.

En conclusion

Si vous souhaitez adresser un nouveau marché avec votre e-commerce, assurez vous de traduire votre site dans la langue locale.

Bien évidemment, traduire son site n’est pas la seule chose que vous devrez faire pour réussir à exporter vos ventes e-commerce.

Pour avoir une vue plus complète des facteurs clés de succès à cocher pour réussir à l’international, reportez vous à ma checklist export e-commerce.

  • S’adresser à un nouveau pays (même si cela se fait dans sa langue) implique une logistique différente
  • et demande souvent une adaptation marketing car les comportements d’achat diffèrent.
  • Aussi, les règlementations peuvent varier d’un pays à l’autre, voire les modes de paiement.

Mais la traduction est une obligation pour espérer s’imposer hors de ses frontières. Et vous auriez tort de vous en priver, car il est en fait très facile d’acheter des prestations de traduction: Textmaster par exemple propose d’acheter en ligne un service de traduction dès 0,06€ par mot !

Vous voici informé, vous n’aurez plus d’excuses !

Autres sources pour rédaction:
Speak to Global Customers in Their Own Language

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