Depuis l’avènement des enchères automatiques Google Ads, la majorité des annonceurs utilisent l’intelligence artificielle de Google pour gérer leurs enchères en temps réel, de manière à atteindre leur objectifs en termes de Coût par conversion (CPA) ou de Retour sur les dépenses publicitaires (ROAS).
Toutefois, cela ne signifie pas que les enchères au CPC sont mortes, loin de là ! Dans cet article, vous verrez :
Les stratégies d’enchères automatiques sont très puissantes. Généralement, elles fonctionnent bien à partir du moment où le volume de dépenses, de clics et de conversions est suffisant pour entrainer convenablement l’algorithme de smartbidding de Google Ads.
Seulement, voila, il y a un hack : quand vous demandez à Google de gérer vos enchères pour vous, il est possible que pour certaines enchères, le système s’emballe -croyant dur comme fer qu’il y a une forte probabilité pour vous de convertir un utilisateur donné. Confiant de son évaluation, il a toute la liberté de définir une enchère au CPC « démesuré », qui va inévitablement vous coûter très cher, sans forcément que le résultat suive derrière.
Ce n’est pas nouveau comme observation. Déjà en 2021, l’excellent Bruno Guyot nous alertait sur ces « CPC prohibitifs », facturés sur certaines enchères. Dans un article publié sur Webmarketing-com, il donne des exemples concrets.
En analysant la distribution des CPC, on constate aisément que certains clics sont facturés extrêmement chers comparés à la moyenne.
La manière de se prémunir de ces clics très chers est de fixer une limite de CPC Max. Cette limite correspond à l’enchère au CPC la plus élevée que vous souhaitez que Google Ads définisse lorsque vous utilisez les enchères automatiques (CPA cible ou ROAS cible) s’il vous fait participer à une enchère.
Vous pouvez ajouter une limite de CPC Max si vos campagnes utilisent des enchères manuelles, ou si vous utilisez des stratégies de portefeuille d’enchères.
Est-ce que limiter son CPC Max permet vraiment d’obtenir de meilleures performances ? Dans la majeure partie des cas, oui, et ce cas le prouve.
Dans la capture d’écran ci-dessous, on voit qu’aussitôt la limite d’enchères au CPC ayant été mise en place, le CPC baisse drastiquement et la rentabilité augmente (mesurée ici par le ROAS).
On voit qu’après avoir limité ses enchères, l’annonceur a réussi à la fois à améliorer son efficience (le ROAS s’améliore +6%), mais aussi le volume de chiffre d’affaires (+29%)
Pourquoi cela a marché ?
L’avantage d’ajouter une limite d’enchères au CPC Max, c’est déjà d’éviter de payer des clics trop chers, comme vous l’avez compris. Mais ce n’est pas tout. C’est aussi un levier d’optimisation supplémentaire qui va vous permettre, au fil du temps, de continuer à optimiser les performances de votre stratégie d’enchères.
Une fois que votre stratégie de portefeuille d’enchères est stabilisée, que vous obtenez le CPA ou ROAS cible que vous souhaitez, vous alors encore pouvoir grappiller des points de rentabilité supplémentaires. Comment ? En baissant progressivement votre limite d’enchères au CPC Max, de 1% ou de 0,01€ à chaque fois.
En gros, vous demandez au système Google Ads d’aller chercher le même CPA ou ROAS, mais avec des clics qui vous couteront de moins en moins cher. Peu à peu, cela va mécaniquement augmenter votre rentabilité.
Attention toutefois à ne pas dépasser certaines limites ! Si votre limite de CPC Max est trop basse, ou la réduction trop brusque, la diffusion de vos campagnes sera en forte baisse, et vous n’aurez plus autant de conversions qu’avant.
Tout commence dans votre compte Google Ads. Vous devrez créer dans un premier temps un rapport :
Pensez à prendre une plage de temps assez longue (1 ou 2 ans de données). Le but est de réaliser votre analyse sur un jeu de données qui est assez grand pour que vos conclusions soient statistiquement significatives.
Une fois votre rapport est prêt, il vous suffit de le télécharger au format CSV, Excel ou sur une feuille de calcul Google.
Une fois votre rapport téléchargé, vous pouvez ouvrir les données dans une feuille de calcul. Vous y retrouvez les éléments du rapport, à savoir les jours, les coûts, les clics, les conversions et la valeur de conversion (chiffre d’affaires d’e-commerce). Rajoutez une colonne pour y calculer votre CPC (il vous suffit de diviser les coûts par les clics).
La prochaine étape consiste à réaliser un tableau croisé dynamique à partir de ces données. Ce que je souhaite avoir finalement, c’est l’ensemble de ces données de coût, de clics, de valeur de conversion, de conversions et de chiffre d’affaires et de conversion, ordonnées en fonction du CPC que j’ai payé. A partir de là, je vais pouvoir recalculer mon ROAS (Valeur de conversion / Coûts), et ce pour chaque niveau de CPC réellement payé.
Avec ces données, je peux réaliser un premier graphique qui peut tout simplement montrer comment évolue mon ROAS en fonction du CPC payé. Dans la plupart des cas, cela permet tout simplement de confirmer que plus le CPC est élevé, plus mon ROAS se déteriore.
Dans cette étape, vous allez réaliser un simple tableau qui va faire correspondre CPC et ROAS :
Pour mieux visualiser ces données, vous pouvez créer un graphique qui montre comment évolue votre ROAS en fonction des niveaux de CPC payés. Là encore, vous constaterez que votre rentabilité baisse au fur et à mesure que le CPC augmente.
Imaginez à présent que vous ciblez un ROAS de 5 (pour 1€ investi en publicité, vous obtenez 5€ de chiffre d’affaires).
Il vous suffit de revenir sur votre tableau. Dans notre exemple, un ROAS à 5 correspond en réalité à un CPC de 1,95€ : ça y est, nous connaissons le CPC Max à indiquer dans notre stratégie de portefeuille d’enchères !
Pour cette dernière étape, retournez dans votre compte Google Ads, et choisissez la stratégie de portefeuille d’enchères que vous souhaitez modifier (Outils & Paramètres > Bibliothèque Partagée > Stratégies d’enchères).
Dans les options avancées de votre stratégie d’enchères, ajoutez la limite de CPC Max que vous avez calculée précédemment, puis enregistrez votre stratégie d’enchères.
Vous voila à présent protégé des CPC prohibitifs !
En tant que marketeur digital, il est important de fixer une limite de coût par clic (CPC) maximal pour les campagnes publicitaires Google Ads, même si l’on utilise les enchères automatiques de Google.
Bien que les enchères automatiques soient efficaces pour atteindre les objectifs de coût par conversion (CPA) ou de retour sur les dépenses publicitaires (ROAS), elles peuvent parfois conduire à des coûts prohibitifs, en particulier lorsque le système de smartbidding de Google s’emballe. Cela peut entraîner des coûts élevés pour l’annonceur sans résultat à la clé.
Pour éviter cela, il est recommandé de fixer une limite de CPC Max. En plus d’être un moyen de prévenir les coûts prohibitifs, cette limite de CPC Max peut également être utilisée comme un levier d’optimisation : en baissant progressivement la limite de CPC Max une fois que la stratégie d’enchères est stabilisée, il est possible de continuer à optimiser les performances de la campagne publicitaire et d’obtenir une meilleure rentabilité.
Le CPC max, ou coût par clic maximum, est le montant maximum que l’annonceur est prêt à payer pour qu’un internaute clique sur son annonce lors d’une enchère publicitaire sur Google Ads.
Lorsqu’un internaute effectue une recherche sur Google, les annonceurs qui ont choisi de faire de la publicité pour les mots-clés associés à cette recherche participent à une enchère pour que leur annonce soit affichée en haut de la page des résultats de recherche. Le CPC max est le montant maximum que chaque annonceur est prêt à payer pour qu’un internaute clique sur son annonce.
Il est important de noter que le CPC max est différent du coût réel par clic, qui est le montant effectivement facturé à l’annonceur lorsqu’un internaute clique sur son annonce. Le coût réel par clic dépend de plusieurs facteurs, tels que le niveau de concurrence pour les enchères publicitaires et la qualité de l’annonce et de la page de destination associée.
Le CPC est déterminé par un système d’enchères. Les annonceurs enchérissent sur les mots clés pertinents pour leur entreprise, et le CPC est déterminé par la concurrence pour ces mots clés. Plus les enchères sont élevées, plus le CPC sera élevé.
Cependant, le CPC n’est pas seulement déterminé par les enchères. Google prend également en compte le Quality Score, c’est à dire la pertinence de l’annonce pour les utilisateurs, ainsi que la qualité de la page de destination à laquelle l’annonce renvoie. Si l’annonce est pertinente et que la page de destination est de haute qualité, le CPC peut être réduit.
Le CPC moyen en France dépend du secteur d’activité, des enchères et de la concurrence pour les mots clés pertinents. Cependant, selon certaines études, le CPC moyen en France pour les annonces sur le réseau de recherche de Google se situe entre 0,50€ et 1,50€, tandis que pour les annonces sur le réseau Display, le CPC moyen est généralement plus bas, autour de 0,30€. Ces moyennes peuvent varier considérablement en fonction des industries, des mots clés spécifiques et d’autres facteurs.
Le CPC max est déterminé par l’annonceur et représente le montant maximal qu’il est prêt à payer pour un clic sur son annonce. Il est calculé en fonction du budget de l’annonceur, de ses objectifs de marketing et de la concurrence sur les mots clés.
Pour calculer le CPC max, l’annonceur doit prendre en compte plusieurs facteurs, notamment :
En utilisant ces informations, l’annonceur peut déterminer le montant maximal qu’il est prêt à payer pour chaque clic sur son annonce. Il peut alors entrer ce montant dans Google Ads comme CPC max pour ses campagnes publicitaires.
Il y a plusieurs raisons pour lesquelles votre CPC (coût par clic) peut augmenter :
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