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- Le faux confort du “tout PMax” sur les comptes complexes
- Pourquoi j’ai structuré 89 campagnes Shopping Standard
- Le cœur de la décision : piloter la marge, pas l’algorithme
- Pourquoi PMax “flambe” dans ce type de configuration
- Automatiser sans abandonner le pilotage
- Des résultats qui confirment le choix
- Ce que ce cas dit vraiment sur Google Ads en 2026
- Pourquoi nous travaillons ce type de cas en Mastermind et en mentorat
En 2026, Performance Max est devenue le réflexe automatique sur les comptes e-commerce.
Rapide à déployer. Facile à vendre. Rassurante en surface.
Mais sur certains comptes, ce réflexe coûte très cher.
Lors d’une session du M&M Mastermind SEA, j’ai présenté un cas e-commerce shortlisté aux UK Search Awards 2025.
Un cas réel. Exigeant. Inconfortable.
Le contexte n’avait rien d’idéal :
- un annonceur sans marque forte
- plus de 6 000 références actives
- des marges très hétérogènes selon les catégories
- une saisonnalité brutale, presque violente
- une pression business claire : croissance et rentabilité, sans volatilité
Et surtout, un annonceur qui voulait tout à la fois :
plus de chiffre, plus de marge… et zéro prise de risque.
Dans ce genre de situation, beaucoup s’attendaient à une réponse devenue quasi automatique :
full PMax Feed Only.
J’ai pris la direction opposée.
Le faux confort du “tout PMax” sur les comptes complexes
Soyons clairs.
PMax n’est pas le problème.
Le problème, c’est ce qu’on lui demande de faire.
Et surtout, ce qu’on accepte de lui laisser acheter.
Sur le papier, PMax Feed Only est séduisante :
- une couverture maximale
- une activation rapide
- une promesse de scalabilité
- une impression de pilotage simplifié
Mais cette promesse repose sur une hypothèse rarement questionnée :que la valeur économique est homogène. Sur ce compte, elle ne l’était pas. Loin de là.
PMax explore.
Et dans cette exploration, elle flambe.
Elle teste. Elle élargit. Elle achète.
Sans distinction fine entre un produit à forte marge et un produit structurellement fragile.
Quand les marges sont homogènes, cette exploration peut fonctionner.
Quand elles ne le sont pas, elle devient un facteur de dilution.
Et ici, chaque euro devait être aligné sur la rentabilité unitaire réelle, pas sur une moyenne globale flatteuse dans un reporting.
Pourquoi j’ai structuré 89 campagnes Shopping Standard
Ce choix n’a rien de nostalgique.
Il est entièrement stratégique.
J’ai structuré 89 campagnes Shopping Standard pour une raison simple : reprendre un levier devenu rare en 2026, le contrôle fin.
Shopping Standard permet encore quelque chose que PMax ne permet pas, même en Feed Only : contraindre simultanément le ROAS et le CPC.
Et sur un compte à marges hétérogènes, cette capacité change tout.
Le cœur de la décision : piloter la marge, pas l’algorithme
Grâce aux stratégies d’enchères de portefeuille, j’ai pu construire une logique simple, mais rigoureuse.
Sur les produits à forte marge :
- objectif ROAS à 450
- CPC maximal plafonné à 0,40 €
Sur les produits à faible marge :
- objectif ROAS à 600
- CPC maximal fixé à 0,20 €
Ce n’est pas un réglage cosmétique. C’est une décision économique. Chaque segment avançait avec ses propres contraintes. Chaque euro était investi en fonction de sa capacité réelle à créer de la valeur.
Ce niveau de granularité est impossible avec PMax.
Même feed only.
PMax raisonne en potentiel global. Moi, je raisonne en rentabilité unitaire.

Pourquoi PMax “flambe” dans ce type de configuration
Ce point est souvent mal compris.
PMax n’est pas imprécise.
Elle est logique.
Elle optimise ce qu’on lui demande d’optimiser, avec les signaux dont elle dispose.
Mais lorsqu’on lui confie un univers produit complexe, avec des marges instables et une saisonnalité agressive, elle fait exactement ce qu’on attend d’elle :
elle explore pour apprendre.
Le problème, c’est le coût de cette exploration.
Dans ce cas précis, l’exploration libre revenait à accepter :
- des CPC trop élevés sur des produits peu rentables
- une volatilité incompatible avec les objectifs business
- une dilution progressive de la marge
Autrement dit : une croissance qui détruit de la valeur.
Automatiser sans abandonner le pilotage
On oppose souvent automatisation et contrôle.
C’est une erreur.
L’automatisation n’est pas un abandon du pilotage.
C’est un changement de posture.
Dans cette approche, l’algorithme fait le travail.
Mais dans un cadre précis.
Avec des règles économiques claires.
C’est exactement ce que j’appelle l’Automatisation God-Mode.
Une automatisation :
- guidée
- contrainte
- alignée sur la réalité business
- et non sur une promesse générique de performance
Des résultats qui confirment le choix
Avec cette structuration, le compte :
- a dépassé un ROAS hors marque de 10 à plusieurs reprises
- a enregistré une croissance à trois chiffres
- tourne aujourd’hui en quasi-autonomie depuis plus de six mois
Sans explosion des coûts.
Sans montagnes russes.
Sans stress inutile.
Pas grâce à plus d’IA.
Grâce à de meilleures décisions.
Ce que ce cas dit vraiment sur Google Ads en 2026
En 2026, savoir lancer PMax n’est plus un avantage concurrentiel.
C’est devenu la base.
La vraie différence se fait ailleurs :
- dans la compréhension fine des marges
- dans la capacité à arbitrer sous contrainte
- dans l’alignement entre stratégie SEA et objectifs business
Ce cas n’est pas une exception.
C’est un signal.
Sur les comptes à forts enjeux, la question n’est plus :
“Quelle campagne lancer ?”
Mais :
“Quel niveau de contrôle suis-je prêt à abandonner ?”
Pourquoi nous travaillons ce type de cas en Mastermind et en mentorat
Ce genre de configuration ultra pointue est exactement ce que nous décortiquons deux fois par mois dans le M&M Mastermind SEA.
Et pour ceux qui pilotent des comptes à forts enjeux, une offre de mentorat 1to1 est également disponible.
Arbitrage.
Priorisation.
Alignement entre décisions SEA et réalité économique.
L’objectif est simple : vous aider à trancher vite et bien, sans recruter en interne un senior à 150k€ par an.














