Start up Entrepreneurship: 5 leçons à retenir des fondateurs d’Instagram


 
Kézako?
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Start up Entrepreneurship: 5 leçons à retenir des fondateurs d’InstagramEntreprendre et créer une startup est une aventure qui trotte dans la tête de beaucoup d’ingénieurs et d’hommes d’affaires. Après l’article sur le Lean Start up de Lucie Pinzano, il m’a paru intéressant de publier sur ce blog un témoignage d’entrepreneurs ayant réussi leur startup.
 
Il s’agit de Kevin Systrom et Mike Krieger, fondateurs de Instagram. Instagram est une application photo qui permet de prendre, éditer et partager ses photos d’une manière rapide et esthétique. La société est en passe de se faire racheter par Facebook, au prix de 1milliard de $.
 
Sur fond de success story, ces deux entrepreneurs ont partagé leur vécu d’entrepreneurs à la prestigieuse université de Stanford. Le discours tenu est éloquent: ils veulent détruire les « mythes » qui frappent les entrepreneurs de start-up. Leur speech reflète réellement ce qui signifie « être entrepreneur » dans ce type de projet. Surtout n’en perdez pas une miette!
 

Quels sont les grands enseignements que je retiens personnellement de cette vidéo?

1 – Faites confiance à votre intuition & confrontez-vous le plus vite possible au marché

Lorsque l’on lance son projet de création d’entreprise, on peut recueillir une tonne d’information, sans jamais s’arrêter… Et pourtant, le jour où vous posez vos statuts, vous n’avez aucune donnée qui peut vous dire combien de CA vous allez faire en année 1…

Dans des marchés turbulents, incertains, aucun projet ne peut se lancer avec « la garantie » de réussir.

Cela ne signifie pas qu’il ne faut pas vous enrichir & nourrir votre réflexion des échanges ou des informations que vous pouvez glaner ici et là. Mais en aucun cas vous ne devez chercher la perfection ou l’ultra-sécurisation de votre projet,car vous ne serez jamais parfait et jamais réellement prêt.
 
Dans ce contexte, votre intuition personnelle reste encore les meilleures certitudes que vous pouvez avoir. Pour les mettre à l’épreuve, restez agile:

  • choisissez des projets « courts »,
  • qui vont vous permettre d’échouer plus rapidement et à moindre coût.

 

  • Prenez des « micro-décisions »
  • et confrontez les sans attendre à la réalité de vos utilisateurs.

2 – Posez vous les bonnes questions, pour répondre au bon problème

Lorsque l’on démarre un projet, on pense souvent que trouver des solutions aux problèmes est la partie la plus difficile du job. Et pourtant, dans 80% des problèmes, les solutions existent et sont relativement « simples » à trouver. Qu’importe si les solutions sont « simples »: nous n’avons pas toujours besoin de trouver des idées très compliquées pour solutionner un problème.
 
Mais il faut correctement vérifier que les problèmes que l’on est en train de résoudre correspondent bien à ce qui importent aux yeux des utilisateurs. Comment faire? Encore une fois, en testant le plus rapidement possible que vous êtes dans la bonne direction.
 
La véritable difficulté pour une start-up, c’est de trouver « les bons problèmes » à solutionner. Ce n’est que de cette manière que vous pourrez focaliser vos efforts et développer un produit qui crée vraiment de la valeur aux yeux de vos utilisateurs.

3 – Pensez d’abord à vos utilisateurs, et pas à vos investisseurs

C’est par exemple la vision d’un géant du web: Google. Google n’a jamais développé des produits pour « maximiser » sa valeur boursière, mais en pensant aux utilisateurs avant tout. Chez Google, beaucoup de projets lancés n’ont pas vocation à être rentabilisés: les sources de revenus sont trop faibles ou même pas encore définies.
 
Cette manière de faire est pertinente pour les startup innovantes. D’autant que tous les projets n’ont pas besoin de 1millions € pour débuter, et lancer un premier prototype à tester sur le marché. Et il sera toujours plus éloquent de montrer un début de produit et des retours d’utilisateurs réels que de présenter un document Excel expliquant que vous allez devenir milliardaire en deux ans.

  • En vous orientant d’abord vers les utilisateurs que vous souhaitez cibler,
  • vous aurez vraiment la capacité de développer un produit différent de la concurrence au sens large
  • et vous pourrez alors mieux convaincre des investisseurs, qui l’accompagneront dans les différentes étapes de son cycle de vie

4 – Entreprendre, ce n’est pas « que » construire un produit

Dans une start-up, tout tourne autour du produit que l’on développe, que l’on améliore et que l’on monétise. Pourtant, les entrepreneurs doivent être mis au courant: monter sa start-up, ce n’est pas « QUE » développer son produit.

Monter une startup, c’est construire une entreprise, pas un produit.

Le chef d’entreprise a bien d’autres tâches à réaliser, et qui l’écarte du « coeur » de son business: Administratif, Finances, mais aussi montage juridique, fiscalité, ressources humaines, relations avec les partenaires…
 
C’est un temps non négligeable de la vie d’un entrepreneur. Et ces différentes tâches -qui n’ont rien à voir avec les idées, la stratégie ou le produit- consomment pourtant de très nombreuses heures dans l’activité d’un entrepreneur.

5 – Explorez, partagez & combinez vos idées avec les autres

Les bonnes idées et les bonnes startup ne se créent pas en se réveillant un matin… C’est le processus de longues itérations, d’aller/retour perpétuels entre vos idées et celles des autres, notamment de vos utilisateurs.
 
Vous devez être dans un  processus d’innovation & d’amélioration constant, par rapport aux problèmes des utilisateurs que vous souhaitez résoudre. Et c’est par l’exploration & le partage des idées que celles ci s’affinent et deviennent de solides projets viables.

C’est la combinaison de plusieurs idées qui permettent au final de développer un produit vraiment nouveau, et supérieur à ce qui existe déjà.

 

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7 thoughts on “Start up Entrepreneurship: 5 leçons à retenir des fondateurs d’Instagram

  • 10 juillet 2012 at 8 h 45 min
    Permalink

    Plein d’enseignements très utiles, merci Matthieu ! Je rebondirai en ajoutant un enseignement fruit d’une expérience personnelle : cherchez à être reconnu pour votre travail par les utilisateurs plutôt que par la presse ou dans les concours de start-up. Pitcher n’est pas entreprendre :)

  • 10 juillet 2012 at 10 h 21 min
    Permalink

    @Lucie: Merci encore une fois pour ton commentaire plein de « valeur ajoutée »

  • 11 juillet 2012 at 15 h 48 min
    Permalink

    Merci pour cet article très intéressent, instagram reste un succès pouvant faire rêver plus d’un, dont moi y compris.
    Il ne reste plus qu’a mettre en pratique leurs conseils et faire de même avec nos propres idées.

  • 6 août 2012 at 21 h 58 min
    Permalink

    Bonsoir Matthieu,

    Certains conseils, comme « prendre des micro-décisions » ou encore « ne pas chercher la perfection », se retrouvent dans le livre REWORK des fondateurs de 37signals. Dans ce livre, il y a également pas mal de bons conseils pour se lancer et éviter de tomber dans la théorie.

    Pour le point 3, je reste « mitigé » car si « Google n’a jamais développé des produits pour “maximiser” sa valeur boursière », il développe AdWords et s’accapare la 1ère page au-dessus du fold avec ses enchères payantes pour maximiser ses profits, toujours en croissance. J’ai aussi appris que Google arrêtait iGoogle car ce produit semble ne pas rapporter d’argent. C’est assez intéressant de lire dans la biographie de Steve Jobs que Larry Page est venu chercher des conseils à Cupertino en mai/juin 2011 alors que Jobs était en phase terminale, et que parmi ses conseils, il aurait invité Page à ne plus développer des produits non rentables. Le « stay focus » de Jobs. Google reste focalisé sur les utilisateurs, seulement, le curseur a changé. Avec Google+, le partenariat avec Twitter n’est plus … Or, il apportait de la valeur, selon moi. Je crois que Google n’est plus aussi orienté utilisateurs. Ce n’est qu’un avis d’un utilisateur averti de Google, qui apprécie ses services.

    Merci pour cet article !

    Arnaud

  • 11 août 2012 at 11 h 46 min
    Permalink

    @Arnaud: Merci pour votre ajout concernant le livre Rework. Je ne le connaissais pas, et je suis sûr que cet ouvrage pourra également intéresser de nombreux lecteurs du blog. Quant au reste de votre commentaire, vous n’avez pas tort: globalement, Google s’accapare la plus grosse part du gâteau des dépenses publicitaires sur le digitales (environ 40%). De plus, il est vrai que l’on constate chez le géant américain une tendance à se « re-focaliser » sur la monétisation & les produits rentables de son portefeuille. Néanmoins, il ne faut pas se tromper dans ces changements: même si ils sont au service du « business Google », il n’en reste pas moins que la compagnie se veut toujours tournée vers ses utilisateurs. La nouvelle équation chez Google est plutôt de savoir comment améliorer parallèlement la monétisation des produits et l’expérience utilisateur. La nouvelle politique de confidentialité, centralisée et transversale à tous les produits Google est un parfait exemple.

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