Ciel, mon business plan!


 
Kézako?
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Ciel, mon business plan

Ciel, mon business plan

Voilà une nouvelle qui va ravir tous les entrepreneurs qui manquent de compétences et/ou d’énergie et/ou de structure et/ou « la raison que vous voulez » pour rédiger leur business plan. Une nouvelle méthode propose en effet de se lancer dans la création d’entreprise sans rédiger le « sacro-saint » business plan: la méthode SynOpp.
 
Dans le sillon des « méthodes agiles » qui fleurissent de plus en plus face à un marché & une économie qui se transforment, SynOpp rencontre un excellent accueil, même dans nos institutions. Une courte « bande d’annonce » de la méthode SynOpp par ses créateurs, Claude Ananou et Alain Thériault.

Si l’on lit entre les lignes des propos à l’initiative de cette méthode, que retient-on?

  • Que le mot « business plan » fait peur à beaucoup d’entrepreneurs qui arrêtent souvent leur projet à cette étape.
  • Et puis le marché est devenu tellement turbulent, changeant et imprévisible que le document « figé » qu’est le business plan n’est pas un outil adapté.

Bref, au-delà de la méthode SynOpp, c’est la mort du business plan qui est annoncé là. Alors est-il encore pertinent de réaliser un plan d’affaires?

Ma réponse est oui -malgré toutes les nouvelles méthodes agiles qui peuvent émerger sur la question- et voilà pourquoi.

Une méthode d’énaction excellente pour les petits business… Mais pour les plus gros, le business plan reste de bon ton

L’énaction est le fait de construire son apprentissage sur l’expérience empirique. Et c’est un des piliers de la méthode SynOpp. La méthode SynOpp est une excellente méthode, qui s’appuie avant tout sur l’intuition de l’entrepreneur. Dans ce contexte, la méthode propose une logique d’action calée sur les principes même de l’agilité, avec des « sprints » continus de réflexion-décision-action.
 
C’est une bonne manière de faire si l’entrepreneur débute seul, qu’il « se cherche », qu’il gagne ses premiers clients en ajustant son offre encore imparfaite… Mais c’est certainement une méthode plus délicate à appliquer si vous débutez -après votre étude de marché- avec des salariés, des moyens précis et des ambitions qui dépassent celle de la boutique de quartier. Autrement dit, grandir en expérimentant, sans se définir de trajectoire précise, est possible à partir du moment où les décisions d’entreprises n’ont qu’un impact « limité ».

Rester maître de son budget, et faire varier les salaire, c’est possible quand on un petit business… Moins lorsque l’on se lance dans un business industriel!

Pas de business plan? Une méthode motivante, à condition d’avoir une bonne résistance à l’échec

La méthode SynOpp se veut plus motivante que l’exercice du business plan. Cela est certainement le cas, puisque l’entrepreneur est en mouvement, et en apprentissage perpétuel. A chaque action, l’entrepreneur sent qu’il avance…
 
… Mais comment avance-t-on dans le monde des affaires? A coup de portes dans la gueule ! Aussi, le gentil entrepreneur confiant qui se lance avec ses 1000€ et toute sa bonne volonté se retrouve bien souvent, 6 mois plus tard, lynché et épuisé par le nombre de « mini-échecs » endurés au quotidien. Or, le business plan -bien conçu- a également pour ambition de mettre en lumière les pièges les plus évidents, et les solutions pour les contourner. Sans affirmer « la vérité vraie » et sans réellement diminuer le nombre d’échecs ou d’erreurs – dans 95% des cas le business plan sera faux – un plan d’affaires permet d’anticiper des solutions, et de ne pas se sentir constamment dans une « impasse ».

Un plan d’affaire donne un but, une trajectoire, et est donc porteur de sens pour celui qui le défend et le fait vivre. En ce sens, le business plan permet de garder un fil rouge, quelque soit l’agitation de la mer…

Pas de business plan… Pas de financement!

Loin de moi l’idée de faire le rabat-joie, mais le business plan reste encore le document de référence, celui qui « fait foi » dans le monde de l’entrepreneuriat. Aucun banquier, investisseur ou organisme institutionnel ne donnera un sou à une personne qui n’a aucune prévision financière à montrer. Sauf s’il s’agit d’une poignée d’euro…
 
Pour ces gens là, au contraire, vous devrez rédiger le meilleur business plan qu’il soit. C’est en général le passage obligé pour « communiquer » avec eux. Dans ce cas précis, les méthodes agiles n’ont rien à voir avec le fait que les parties prenantes aiment connaître par anticipation les ambitions & la trajectoire précise que prend la personne à qui ils accordent leur confiance.

Tout le monde n’entreprend pas de la même manière

L’entrepreneur cliché, celui qui fonce à 200km/H dans le trafic, se faufile au travers de ses concurrents et remporte le jackpot sans encombre, il y en a très peu. La réalité, c’est qu‘il y’a autant de business plan que de projets… Et autant de projets que d’entrepreneurs.
 
Souvent, les entrepreneurs sont des gens comme les autres… Comme chacun d’entre nous, ils n’aiment pas foncièrement le risque, et tentent toujours de le garder sous contrôle. C’est pourquoi certains entrepreneurs seront plus à l’aise en se laissant guider par le fil des opportunités, et construire peu à peu autour d’un « écosystème d’opportunités ». D’autres, en revanche, auront besoin de poser les choses, de prendre du temps à articuler leur projet…

Même si la phase de réflexion en devrait pas excéder 30% du temps de l’entrepreneur, certains individus trouvent dans le business plan une feuille de route, nécessaire à la navigation dans la jungle de l’entreprise.

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6 thoughts on “Ciel, mon business plan!

  • 13 mai 2011 at 11 h 16 min
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    Je trouve la méthode intéressante, car je pense que tout le monde n’a pas besoin de passer par des méthodes traditionnelles pour y arriver. Je ne suis pas pour ou contre, je pense que ca dépend de la personnalité de chacun. Chacun doit trouver la facon de faire qui lui convient le mieux.

  • 28 juillet 2011 at 20 h 17 min
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    Je présume que tu n’as eu que peu de renseignements sur notre méthode SynOpp, pour en parler de façon appropriée. Voici quelques commentaires à ton article.
    Arrêtez de pensez qu’une étude de marché vous donnera le Graal pour votre projet. Avez-vous déjà pensé qu’il y avait peut-être, 100, 100 voir mille autres personnes qui sont en train de faire la même étude et qui en déduise les mêmes résultats. Donc votre cleintèle sera certainement divisée par 10, 100 et même 1000. Au début, on se crée notre propre clientèle, le marché en soit n’existe pas, c’est un concept. Votre première vente sera fait auprès d’un premier client, pas de 0,0001% du marché.
    Je peux vous assurer que toutes les success stories ont commencé de façon embryonnaire. C’est une abération de vouloir commencer « gros » (c’est vrai que pour l’égo, c’est plus valorisant). Connaissez-vous les mots « sous-traitance, impartition et partenariat ». On peut commencer de cette manière sans avoir à investir des centaines de milliers d’euros!!!
    Pensez-vous que Nike ou Reebook ont commencé avec des usines?
    C’est là qu’intervient votre erreur avec le financement. Posez-vous la question, pourquoi ai-je besoin de financement? La réponse vous apportera de nouvelles voies pour démarrer votre entreprise.
    Sans banquier, pas de projet, quelle erreur. Ne toutes les manières les banquiers ne prêtent pas sur un plan d’affaires, si bon que vous pensiez qu’il puisse être. Un banquier a plus de chance de vous suivre, si vous lui apporter un carnet de commandes plus ou moins rempli ou que vous lui démontriez que votre projet fonctionne.
    Si votre banquier vous demande des prévisions financières à 3 ans, demandez lui donc celles de sa propre banque. On a vu où cela nous a emmené en 2008!!!
    À l’échec!!!! Si vous avez peur de l’échec, joignez plutôt les rangs de la fonction publique. Notre méthode ne cherche pas des certitudes, elle aide plutôt à apprivoiser les incertitudes. Comme le dit le proverbe  » Si vous voulez aller en mer, mais avez peur de chavirer. N’achetez pas un bateau, mais une île ».
    En traçant une trajectoire si parfaite avec votre business plan, votre projet se retrouve sur des rails et ne peut que dérailler.
    Il n’y a pas de risque dans le démarrage d’entreprise, il n’y a qu,une évaluation de ce que l,on est prêt à perdre. C’est différent.

    Si le business plan fonctionnait, cela se saurait et il n’y aurait pas que 15% des porteurs de projet qui en feraient (souvent sous la contrainte ou pour obtenir une aide d’un organisme de soutien).

    Matthieu, si tu veux en connaître un peu plus sur notre approche SynOpp, assiste donc à notre prochaine formation à Grenoble.

  • 29 juillet 2011 at 21 h 36 min
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    @Claude Ananou: Merci Claude pour votre long commentaire. C’est un plaisir de vous accueillir sur ce blog. Le serial entrepreneur & l’enseignant que vous êtes est en guerre contre les business plan, et cela se sait, et se sent… Toutefois, je vous trouve « susceptible » dans votre réaction et vos affirmations reflètent mal mon point de vue que vous avez modelé pour mieux « imposer » vos croyances.

    Entendons nous bien, je n’ai porté aucun jugement sur la méthode SynOpp, mais ai donné un opinion sur la question: »Faut-il faire un business plan? » Ne vous méprenez pas. Je trouve la méthode SynOpp intéressante, séduisante, adaptée à 9 projets sur 10. Vous êtes certainement un homme talentueux, au profil d’exception. Mais avec ce commentaire, vous avez plutôt pris la position d’un personnage hautain et agressif, ce que je déplore car je prend généralement beaucoup de plaisir à échanger avec mes pairs.

    Pourquoi s’acharner sur un simple document comme le business plan? Même dans le cadre de petits projets d’entreprise, il est toujours recommandé de coucher sur papier en 1 page le projet qui doit mener l’entrepreneur au succès, ne serait-ce que pour avoir l’avis des autres, et de calculer au minimum son seuil de rentabilité… Et n’est-ce pas déjà un business plan?

    Vous paraissez aimer les proverbes. Aussi, je suis convaincu que vous connaissez l’adage « l’habit ne fait pas le moine »? J’enseigne également, et ai toujours travaillé pour des petits entreprises, et proches des entrepreneurs. Je suis le premier à évoquer la nécessité pour l’entrepreneur d’ajuster sans cesse sa stratégie par l’action. C’est ce que je mentionne dans l’article avec le mot « enaction » (Vous le connaissez -vous- ce mot?)…

    Une chose que je sais: que tout devient possible lorsque l’on gagne son premier client, quoi que peuvent dire les études de marché. C’est comme cela que l’on avance, oui. La meilleure étude de marché, elle part toujours « du terrain », pas des statistiques nationales! Je suis d’accord avec vous, même si je ne partage pas votre avis comme quoi toutes les études de marchés sont « analysées » toujours de la même manière: regardons les différences d’interprétation des études de marchés entre Airbus & Boeing pour comprendre qu’un chiffre brut peut être vu sous des angles bien différents.

    Quant aux démarrages « embryonnaires » à base de « sous-traitance / impartition / partenariat » (qui sont des mots que je connais tout à fait merci), ils reflètent une évidence ahurie: bien entendu que 90% des projets commencent avec moins de 10K€! Et bien évidemment que les alliances sont la clé pour démarrer! Mais certaines activités- au risque de vous déplaire- présentent des intensités capitalistiques plus fortes. On peut toujours jouer un rôle « d’architecte » en utilisant les actifs des autres, mais encore faut-il que le modèle économique puisse générer assez de marges pour rémunérer tous les acteurs, et que cela permette réellement de créer un avantage concurrentiel. Et je souligne que je ne parle pas forcément de centaines de milliers d’€! Oui, car souvent, trouver même 5K€ pour un entrepreneur est déjà problématique.

    Le business plan -bien que toujours faux comme vous l’aurez lu dans cet article- est plus qu’une route; c’est aussi un document de communication. Oui les banquiers aiment les carnets de commande remplis, mais mes banquiers m’ont néanmoins toujours demandé un business plan. Ils ne l’ont pas en table de chevet, mais c’est aussi une manière pour l’entrepreneur de prouver qu’il a projet structuré, sur lequel il a travaillé, et qui donne une vision au delà des 10 bons de commandes signés par la famille & les amis. Oui, c’est une « soumission à la contrainte »; je n’ai personnellement fait des business plan que lorsqu’un organisme me le demandait. Mais si je ne l’avais pas fait, c’est beaucoup de projets, d’aide, de K€, qui n’auraient jamais vu le jour.

    Quant à l’attaque personnelle sur l’échec, je vous remercie de me recommander une carrière professionnelle même si je trouve votre initiative presque injurieuse. Peut-être me direz vous maintenant que je ne dois pas éditer un blog si j’ai « peur des commentaires »? Ou encore me conseillerez vous de ne pas embrasser mon épouse si j’ai peur de la mononucléose? Qui sait, à ce jeu, les affirmations insensées peuvent continuer longtemps.

    Quoi qu’il en soit, je serais ravi d’en savoir plus si vous m’inviter cordialement à votre prochaine séance de formation, à Grenoble. Indiquez moi les dates, les lieux et je consulterai mes disponibilités. Dommage que vous m’y invitiez comme si j’avais « attaqué » votre méthode, alors qu’elle n’a servi que de lancement au sujet de l’article… Mais au moins votre débordement agité m’aura permis d’avoir eu le plaisir d’échanger avec vous.

  • 29 juillet 2011 at 23 h 30 min
    Permalink

    Bonjour Matthieu,
    Eh oui, je suis en guerre contre les business plan, car ils tuent l’esprit d’entreprendre depuis plus de 40 ans et mon but, à mon age (60), est de promouvoir autour de moi l’esprit d’entreprendre. Or, ce n’est pas en réaffirmant que le plan d’affaires est un outil « incontournable » que nous y arriverons.
    Nous utilisons beaucoup la métaphore suivante dans la méthode SynOpp qu’entreprendre est un acte de géniteur, alors que gérer est un acte d’éleveur. Or, trop souvent les démarches utilisées pour « accoucher sur papier » de son plan d’affaires ne sont qu’un plan de gestion des fonctions de l’entreprise. Le fait même de n’envisager que la forme écrite est déjà la preuve d’une contrainte et d’un dogme.
    Ma réponse à ton texte se trouve entre les parenthèses..
    Merci Claude pour votre long commentaire (peut-être pas aussi long que le tien!!!). C’est un plaisir de vous accueillir sur ce blog. Le serial entrepreneur & l’enseignant que vous êtes est en guerre contre les business plan, et cela se sait, et se sent… Toutefois, je vous trouve « susceptible » dans votre réaction et vos affirmations reflètent mal mon point de vue que vous avez modelé pour mieux « imposer » vos croyances (plutôt mes convictions, un critère très entrepreneurial).
    Entendons nous bien, je n’ai porté aucun jugement (c’est ce qui serait le plus constructif, afin que nous puissions améliorer notre approche) sur la méthode SynOpp, mais ai donné une opinion sur la question: »Faut-il faire un business plan? » Ne vous méprenez pas. Je trouve la méthode SynOpp intéressante, séduisante, adaptée à 9 projets sur 10 (dans ce cas, c’est mieux que Pareto et à quoi sert de s’occuper du 10e). Vous êtes certainement un homme talentueux, au profil d’exception. Mais avec ce commentaire, vous avez plutôt pris la position d’un personnage hautain et agressif (face à la tyrannie du business plan, on ne peut se permettre d’y aller avec le dos de la cuillère), ce que je déplore, car je prends généralement beaucoup de plaisir à échanger avec mes pairs.

    Pourquoi s’acharner (pourtant, il reste une foule de gens qui ne jurent que par lui et qui le trouvent même incontournable)sur un simple document comme le business plan? Même dans le cadre de petits projets d’entreprise, il est toujours recommandé de coucher sur papier (d’autres moyens que le papier pour expliquer un projet. Mes étudiants utilisent plusieurs supports média) en 1 page le projet qui doit mener l’entrepreneur au succès, ne serait-ce que pour avoir l’avis des autres (d’accord avec toi, c’est même un must), et de calculer au minimum son seuil de rentabilité (un des rares éléments utiles, avec le budget de trésorerie sur un an) … Et n’est-ce pas déjà un business plan?

    Vous paraissez aimer les proverbes. Aussi, je suis convaincu que vous connaissez l’adage « l’habit ne fait pas le moine »? J’enseigne également, et ai toujours travaillé pour des petites entreprises, et proches des entrepreneurs. Je suis le premier à évoquer la nécessité pour l’entrepreneur d’ajuster sans cesse sa stratégie par l’action. C’est ce que je mentionne dans l’article avec le mot « enaction » (nous utilisons plus le mot EFFECTUAL en Amérique du Nord)(Vous le connaissez -vous- ce mot?)…

    Une chose que je sais: que tout devient possible lorsque l’on gagne son premier client, quoi que puissent dire les études de marché (et ce n’est pas avec un plan d’affaires qu’on le gagne). C’est comme cela que l’on avance, oui. La meilleure étude de marché, elle part toujours « du terrain », pas des statistiques nationales! Je suis d’accord avec vous, même si je ne partage pas votre avis comme quoi toutes les études de marché sont « analysées » toujours de la même manière: regardons les différences d’interprétation des études de marché entre Airbus & Boeing (on n’est plus dans une dynamique de création d’entreprise, mais dans le développement des affaires, encore un galvaudage du mot entreprendre) pour comprendre qu’un chiffre brut peut être vu sous des angles bien différents.

    Quant aux démarrages « embryonnaires » (nous appelons cela notre cellule souche, qui porte en soi tout l’ADN du projet) à base de « sous-traitance / impartition / partenariat » (qui sont des mots que je connais tout à fait merci), ils reflètent une évidence ahurie: bien entendu que 90% des projets commencent avec moins de 10K€ (voir même réflexion que ci-dessus, concentrons-nous sur ce 90%, plutôt que de faire l’apologie d’une approche (qui reste à prouver quant à sa pertinence et son efficacité) pour le 10% restant! Et bien évidemment que les alliances sont la clé pour démarrer (très peu vue dans les business plan)! Mais certaines activités- au risque de vous déplaire- présentent des intensités capitalistiques plus fortes (je peux t’assurer que le capital de risque, tout du moins en Amérique du Nord, préfère des start-ups en démarrage que des business plan pour juger de leurs investissements). On peut toujours jouer un rôle « d’architecte » en utilisant les actifs des autres, mais encore faut-il que le modèle économique puisse générer assez de marges (elles étaient où les marges lors des premiers financements de Google, Facebook et Groupon) pour rémunérer tous les acteurs, et que cela permette réellement de créer un avantage concurrentiel. Et je souligne que je ne parle pas forcément de centaines de milliers d’€! Oui, car souvent, trouver même 5K€ pour un entrepreneur est déjà problématique (connais-tu le guerilla financing, excuse-moi de te poser cette question sur tes connaissances. Nos étudiants obtiennent leur première carte de crédit de 5000$ en sortant de HEC).

    Le business plan -bien que toujours faux (pourquoi travailler sur du faux en partant)comme vous l’aurez lu dans cet article- est plus qu’une route; c’est aussi un document de communication (pour communiquer quoi? Des fantasmes, des élucubrations, etc.). Oui les banquiers aiment les carnets de commande remplis, mais mes banquiers m’ont néanmoins toujours demandé un business plan (parcequ’ils ne savent pas demander autre chose. Demande donc à ton banquier le plan d’affaires de sa banque pour les 3 prochaines années !!!). Ils ne l’ont pas en table de chevet, mais c’est aussi une manière pour l’entrepreneur de prouver qu’il a projet structuré (encore une autre aberration, comment structurer l’incertitude, au mieux c’est un carcan antientrepreneurial), sur lequel il a travaillé , et qui donne une vision au-delà des 10 bons de commandes signés par la famille & les amis. Oui, c’est une « soumission à la contrainte »( en plus , un peu maso sur les bords, tout pour encourager l’esprit d’entreprendre. La vie des entrepreneurs peut être assez difficile en soi pour ne pas en mettre une autre couche. De plus, tu feras fuir la génération Y avec une telle approche); je n’ai personnellement fait des business plan que lorsqu’un organisme me le demandait (la preuve que les plans d’affaires ne proviennent pas du milieu de l’entrepreneuriat, mais a été imposé par les financiers à partir de 1975 (c’est une autre histoire que je t’expliquerai un jour) . Mais si je ne l’avais pas fait, c’est beaucoup de projets, d’aide, de K€, qui n’auraient jamais vu le jour.(et avant 1975, il n’y avait pas d’entrepreneurs d’après toi, c’est le plus vieux métier du monde (après l’autre). Muhammad Yunus mentionne que l’homme des cavernes était un entrepreneur (et il ne savait pas écrire pourtant!!! Comme tu le mentionnes, plus de 90% des projets n’ont pas besoin de financement au départ, et je crois qu’il est toujours ^pertinent de se demander pourquoi un projet devrait avoir besoin de financement à son début.)

    Quant à l’attaque personnelle sur l’échec (l’échec est très formateur. Une fois que l’on sait ce qu’on est prêt à perdre, on joue offensif et non défensif. L’entrepreneur vise le succès et n’agit pas pour limiter ses pertes), je vous remercie de me recommander une carrière professionnelle même si je trouve votre initiative presque injurieuse. Peut-être me direz-vous maintenant que je ne dois pas éditer un blog si j’ai « peur des commentaires »? Ou encore me conseillerez-vous de ne pas embrasser mon épouse si j’ai peur de la mononucléose? Qui sait, à ce jeu, les affirmations insensées peuvent continuer longtemps (C’est en général, les questions que l’on pose à un porteur de projet qui soumet un business plan!!!!.

    Quoi qu’il en soit, je serais ravi d’en savoir plus si vous m’invitez cordialement (je n’invite personne cordialement dans mes formations, même si tout le monde est la bienvenue. Les gens payent pour cela, car cela répond à un besoin qu’ils ont identifié et dont la solution a une valeur à leurs yeux)à votre prochaine séance de formation, à Grenoble. Indiquez-moi les dates, les lieux et je consulterai mes disponibilités. Dommage que vous m’y invitiez comme si j’avais « attaqué » (comment parler de quelque chose dont on ne connait que superficiellement)votre méthode, alors qu’elle n’a servi que de lancement au sujet de l’article… Mais au moins, votre débordement agité (caractéristique des entrepreneurs, si tu les connais bien) m’aura permis d’avoir eu le plaisir d’échanger avec vous.

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